Cédric Bakambu va jouer pour les Léopards!

Cédric Bakambu, l’ancien attaquant des Bleuets, grand espoir de la génération «Lacazette, Griezmann», s’apprête à découvrir la sélection de la République démocratique du Congo. Un choix qu’il assume. Il faisait partie, à l’été 2010, de cette génération 1991, victorieuse...

Cédric Bakambu, l’ancien attaquant des Bleuets, grand espoir de la génération «Lacazette, Griezmann», s’apprête à découvrir la sélection de la République démocratique du Congo. Un choix qu’il assume.

Il faisait partie, à l’été 2010, de cette génération 1991, victorieuse du Championnat d’Europe U19 en France. Au milieu des Griezmann, Lacazette, Coquelin, Kakuta, Grenier and Co, Cédric Bakambu (23 ans) avait été l’une des révélations de la compétitioncontinentale. Cinq années sont passées, et alors que certains de ses coéquipiers se sont hissés jusqu’aux Bleus, l’ancien attaquant sochalien, qui évolue depuis l’été dernier à Bursaspor en Turquie (15 buts toutes compétitions confondues cette saison), a choisi une autre voie.

Celle du pays de ses parents: la RDC. Une décision intervenue en pleine polémique Fékir la semaine dernière. Sollicité par le sélectionneur Florent Ibenge pour le stage de la semaine prochaine à Dubaï, Bakambu, après plusieurs mois de réflexion, a tranché et a choisi de répondre favorablement à cette convocation (1).«Pourquoi avoir décidé d’opter pour la RDC?
J’ai été en contact avec la RDC depuis deux ans via Claude Le Roy (l’ancien sélectionneur). Je m’étais laissé le temps de la réflexion. On a discuté plusieurs fois avec Florent Ibenge. Il m’a présenté son projet: celui de faire émerger une nouvelle génération avec Mavinga (Reims), Nsakala (Anderlecht), Kakuta (Rayo Vallecano) et d’autres (2). Je ne connais pas leur décision, à tous. LA RDC vient de finir 3e de la CAN. Le sélectionneur veut se baser sur le mélange de deux générations pour être plus ambitieux. J’ai réfléchi, le projet me parlait.Est-ce une décision douloureuse?
C’est une décision hyper difficile, parce qu’elle est lourde de conséquences. J’ai pris du recul, bien réfléchi et j’assume ce choix. Il y a forcément une petite déception par rapport aux Bleus, dont je reste un supporter, mais je le répète, j’assume. L’idée, sur le court terme, c’est de construire une équipe solide et ensuite, pourquoi pas, se qualifier pour la Coupe du monde. Je crois à ce projet, sinon je n’aurais pas répondu favorablement.

Quand vous voyez le parcours récent des Lacazette, Griezmann, pas forcément présentés comme des phénomènes à l’époque, y a-t-il des regrets?
Je suis vraiment content pour eux. Chacun sa carrière, ses choix. Je serai heureux de les retrouver un jour sur le terrain.

La question du choix des binationaux a été au cœur des discussions ces dernières semaines avec le flou qui a longtemps entouré le Lyonnais Nabil Fékir. Qu’en pensez-vous ?
C’est une sorte de cadeau empoisonné en fait. Parce qu’il y aura forcément de la déception dans l’un des deux camps. Moi j’ai été joueur de l’équipe de France (33 sélections chez les jeunes) et aujourd’hui, je dois faire un choix. D’un côté, il y a la famille, les amis, la carrière, de l’autre, l’histoire de chacun. Il y a plein de paramètres à prendre en compte. J’ai suivi l’histoire de Nabil Fékir, ça a dû être un choix difficile pour lui aussi. Ce sont forcément des choix douloureux. Le principal, c’est de réfléchir et d’assumer.»

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