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Football

Bokila dans les pas de son père

En 1980, Ndingi Bokila a rejoint le club belge de Harelbeke, où il s’est imposé comme le meilleur buteur de son équipe pendant les trois saisons suivantes, ce qui lui a valu le surnom de Perle de Harelbeke. Un quart de siècle plus tard, son fils, Jeremy, s’est fait un nom à son tour sur les pelouses belges, roumaines, russes et chinoises. En sélection de RD Congo, l’attaquant de 26 ans a signé deux buts cruciaux qui ont aidé les siens à accéder aux demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2015.

« Il est inutile de présenter mon père, c’est une légende du football dans mon pays », observe Bokila junior au micro de FIFA.com. « Mais je veux parler de lui en tant que père. Je lui dois des enseignements précieux sur le football et sur la vie, sur le bien et le mal. Il m’a aidé à devenir l’homme que je suis aujourd’hui », ajoute celui dont les deux frères jouent également au football en amateur. « Le ballon rond est inscrit dans notre ADN », confirme-t-il. « Il est au centre de nos réunions de famille. Nous parlons football et nous disputons des matches entre nous. Je crois avoir hérité du talent de mon père et j’espère que je le transmettrai à mes enfants. »

Né en RD Congo, Jeremy a déménagé aux Pays-Bas avec sa famille à neuf ans. « Là-bas, je jouais au foot dans la rue. J’ai commencé à m’entraîner sérieusement aux Pays-Bas », se souvient-il. « À l’adolescence, j’ai quitté la maison pour m’engager auprès d’Apeldoorn AGOVV. Mon père m’a beaucoup aidé pendant cette phase-clé de ma formation. Il m’a recommandé de faire preuve de discipline et de concentration. Il était très strict, mais avec le recul, je lui suis reconnaissant de ce qu’il a fait pour moi. »

Au fil de sa progression en club et en sélection, Jeremy n’a cessé de s’appuyer sur les conseils avisés de son géniteur. « En général, je parle avec lui au téléphone avant un grand match », révèle-t-il. « Il me donne des suggestions sur la préparation, sur le jeu, ou encore sur les tactiques ou les techniques à utiliser. »

La chance passe rarement deux fois

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Preuve que les conseils aident, Jeremy affiche un rendement impressionnant depuis sa première apparition en équipe nationale il y a trois ans. Auteur de huit buts en 12 sélections, il a notamment qualifié les Léopards pour la phase à élimination directe de la CAN 2015, en arrachant un nul sur le fil à la Tunisie (1:1). En quart de finale, il a contribué d’une unité à l’accession des siens au dernier carré, aux dépens du Congo (2:4). « Mon père m’a souvent rappelé d’apprécier la chance d’être en équipe nationale », poursuit Bokila. « Je l’entends encore : ‘Jeremy, il n’y a pas de plus grand honneur que de jouer pour l’équipe nationale. Quand on est appelé en sélection, on doit tout donner pour l’équipe. Le temps de jeu est limité et la chance passe rarement deux fois’. »

Elle passera en tout cas encore une fois sur la route de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™. La RD Congo entame sa campagne de qualification le mois prochain par un match aller-retour face au Burundi. Elle tentera de renouer avec l’élite mondiale, qu’elle a quittée il y a 41 ans. Sa seule participation remonte à RFA1974, en tant que Zaïre. « Pendant la Coupe du Monde au Brésil, mon père m’a dit : ‘Regarde, c’est la compétition que tout joueur qui se respecte rêve de disputer. Notre pays devrait être là-bas. Ton équipe est pleine de promesses et vous devez travailler dur pour y arriver’. »

Et comme Jeremy a tendance à toujours écouter les conseils paternels, les Congolais peuvent déjà rêver d’un voyage en Russie.



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