Le TP Mazembe en final, tentera de réussir le doublé

Champion d’Afrique en 2015, le Tout Puissant Mazembe tentera de réussir le doublé en jouant cette saison la finale de la Coupe de la Confédération Orange. 

Au stade Kamalondo, à Lubumbashi, les Corbeaux ont préservé le faible avantage obtenu une semaine plus tôt à Sousse, fief de l’Etoile du Sahel. Un nul avait sanctionné la première manche et c’est un nul qui conclut la deuxième. Mais, à l’aller, Mazembe avait inscrit un but par l’Ivoirien Roger Claver Assalé tandis qu’au retour les attaquants des deux équipes demeurèrent muets.
Du rythme, il y en eut au cours d’une rencontre très équilibrée ; des mouvements larges, il y en eut, un peu plus du côté congolais ; des occasions de but, il y en eut aussi, de part et d’autre. Mais que de maladresses dans le geste décisif. La faute à un manque de concentration. Curieusement il sembla qu’il y avait, dans une équipe comme dans l’autre, un manque d’envie. Les joueurs ne parurent jamais se donner à fond alors que le verdict pouvait dépendre à tout moment d’un but pour les uns et pour les autres. Les acteurs de cette demi-finale retour aurait dû regarder les images du Wydad de Casablanca qui, la veille, s’étaient sorti les tripes dans l’espoir de remonter les quatre buts concédés au Zamalek lors de la demi-finale aller de la Ligue des champions Orange.
Diego Acosta, le Brésilien de l’Etoile, aurait pu faire la décision au moins à deux reprises en fin de match ; de l’autre côté, Deo Kanda, seul devant Aymen Mathlouthi tenta de le prendre par la gauche, puis par la droite et à nouveau sur sa gauche avant de voir revenir les défenseurs étoilés. Le genre d’opportunité qu’on n’a pas le droit de gâcher.

Peut-être qu’une pelouse gazonnée aurait permis d’assister à un match différent car si les pelouses synthétiques sont incontournables en Afrique, elles ont aussi des défauts empêchant un bon appui sur les frappes qui, pour beaucoup, à Kamalondo, sont passées au-dessus ou à côté.

Le TP Mazembe, en dépit de son manque de maîtrise et de lucidité dimanche poursuit un parcours qui pourrait faire beaucoup d’envieux : champion d’Afrique en 2009, 2010 et 2015, demi-finaliste en 2012 et 2014, finaliste de la Coupe de la Confédération Orange en 2013. Seule année blanche, 2011 ; cette année-là, le club lushois avait été disqualifié de la Ligue des champions Orange pour avoir aligné un joueur inéligible en seizième de finale.
Au début de cette année, il avait déjà pris le meilleur sur l’Etoile du Sahel dans la Super Coupe (2-1). Cette fois il s’est contenté du service minimum avec les deux nuls. Les mois passent pour les Tunisiens et ils ne passent toujours pas l’écueil étoilé.

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