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Crystal Palace: Les confidences de Christian Benteke

Auteur de quatre buts lors des trois derniers matches de Premier League, Christian Benteke est en forme au moment où Crystal Palace aborde un tournant important de la saison, contre Manchester United (mercredi 21h00) puis Chelsea (samedi 13h30). Une manière d’oublier, aussi, ses difficultés de l’an passé.

«Vous êtes sur une série de quatre buts en trois matches, votre meilleure série depuis avril 2015, lorsque vous étiez à Aston Villa…
Cela me donne évidemment encore plus de confiance. Tu as beau faire un bon match, aider l’équipe, au final on ne retient que si tu as marqué ou pas.

Même si je ne ressens pas trop le montant de mon transfert (de Liverpool vers Crystal Palace, contre plus de 31M d’euros), c’est vrai que quand on met un certain montant sur toi, on attend que tu sois décisif, que tu rapportes des buts et des assists (passes décisives).

Moi, qu’on m’ait acheté des millions ou, je ne sais pas, 500 000 euros par exemple, mon rôle et mon objectif sont les mêmes : vouloir marquer. Je ne vais pas décider de marquer moins de buts si je suis acheté moins.

«Klopp avait peut-être des joueurs plus intéressants que moi»

Vous avez presque autant marqué avant la 16e journée (8 buts) que sur l’ensemble de la saison dernière avec Liverpool (14 titularisations en Premier League, 9 buts). Y avait-il un problème avec Jürgen Klopp ?
Je ne pense pas. On a toujours eu une bonne relation. J’étais allé le voir quand j’ai fait ma première saison à Aston Villa, en 2013, parce qu’il me voulait à Dortmund, il aimait bien mon style de jeu. Quand j’ai signé à Liverpool, c’est (Brendan) Rodgers qui me voulait ; on s’était vu, tout s’était bien passé, j’avais donc décidé d’aller là-bas et… six matches après, il a été viré.

Ce sont des choses qu’il faut accepter. Il faut faire face. Quand Klopp est venu, par rapport aux joueurs à sa disposition (Sturridge, Firmino, Origi…), je n’étais pas dans ses premiers choix. Par rapport à la manière dont il voulait jouer, il avait peut-être des joueurs plus intéressants que moi. Après, je ne suis pas un enfant ; je n’ai pas pleuré, je n’ai pas râlé, même si évidemment j’avais envie de jouer. C’était frustrant.

«Tu ne peux pas te permettre de rester dans une situation de loser»

Vous avez choisi durant l’intersaison de rejoindre Crystal Palace. Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?
C’est grâce à Alan Pardew que je suis venu ici, parce qu’il croit en moi. Il fallait retrouver du temps de jeu. J’ai marqué rapidement (lors de la 2e journée, victoire contre Bournemouth, 1-0), ce qui est important. Tu ne peux pas te permettre de baisser les bras, de rester dans une situation de «loser», donc tu essais de trouver une solution, pour être heureux. Moi je l’ai trouvée en venant à Crystal Palace et je suis heureux aujourd’hui.

Pardew est un coach qui connaît parfaitement la Premier League, qui a de l’expérience. J’ai en quelque sorte une relation particulière avec lui. Je ne dirais pas qu’on se parle tous les jours, mais presque. On se voit dans son bureau pour évoquer les entraînements, la manière dont je me sens. Il me donne beaucoup de liberté et de confiance, et je le ressens sur le terrain.

Christian Benteke et Yohan Cabaye se congratulent : Crystal Palace a mis fin à sa série de défaites. (Reuters)
Christian Benteke et Yohan Cabaye se congratulent : Crystal Palace a mis fin à sa série de défaites. (Reuters)

«Il ne faut pas qu’il n’y ait que les paroles»

Avez-vous craint que Pardew ne quitte le club, en novembre, pour prendre le poste de sélectionneur de l’Angleterre ?
Il y a toujours beaucoup de spéculations dans le foot anglais… Franchement, on n’a pas pensé à ça, on s’est focalisé sur nos résultats. Il nous fallait des victoires. On a eu un creux, on n’a plus gagné pendant six matches (six défaites), donc on voulait renouer avec la victoire. C’est fait, il faut que ça continue.

On ne devrait pas être à cette place en Premier League (15e avec trois points d’avance sur les relégables, après quinze journées). Mais il ne faut pas qu’il n’y ait que les paroles, il faut qu’on montre sur le terrain qu’on mérite un meilleur classement. Chacun doit prendre ses responsabilités.

Cabaye, Mandanda, Flamini… «chacun apporte sa touche»

Vous devez notamment composer avec l’absence de Steve Mandanda, blessé avec l’équipe de France en novembre, puis touché à l’entraînement.
À ce moment-là (après quatre défaites consécutives en Premier League, ndlr), il nous fallait absolument des résultats. Tout le monde était concentré là-dessus et on ne pouvait pas se focaliser sur la blessure de Steve. C’est un grand gardien, avec une grande expérience. Dès qu’il a commencé à jouer, il a directement apporté de la sérénité à la défense.

En plus de Mandanda, il y a une petite communauté francophone à Palace. Comment cela influence-t-il la vie de groupe ?
Ça se passe bien, c’est sympa, avec Yo (Yohan Cabaye), Steve, avec Bakary Sako aussi, qui a joué en France, avec Mathieu Flamini ; il y a aussi Wilfried Zaha qui parle français… On a un bon petit groupe, les gars sont cool, on discute beaucoup. On parle la même langue mais avec des cultures différentes, donc chacun apporte sa «touche».

Après, c’est difficile de se voir beaucoup en dehors. On a tous des enfants ; moi je viens d’avoir un deuxième bébé, une petite fille, qui va bientôt avoir deux mois. J’essaie de passer le maximum de temps en famille, avec ma femme et mon autre petit garçon. Je suis très occupé. On ne se voit presque pas en dehors du terrain, faute de temps, mais on s’entend bien. J’ai juste tout récemment fait un diner au restaurant avec Sako et Zaha.

Vous allez recevoir Manchester United (mercredi) puis Chelsea (samedi). Est-ce une semaine décisive pour remonter au classement ?
De gros matches arrivent, oui, mais c’est trop tôt pour se dire qu’on va définitivement rester en bas du classement ou remonter. C’est rare, en Angleterre, de pouvoir être fixé dès décembre. L’avantage, c’est qu’on joue MU et Chelsea à domicile, où on peut, je pense, battre n’importe quelle équipe. Après, il ne faut pas se voiler la face, ça va être très difficile.»

Jean Terzian


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