Echos de Joel Sami de l’US Orléans

Battue 3-0 à Clermont, vendredi, et lanterne rouge à la fin de la phase aller, l’US Orléans ne peut plus se cacher. Et Joël Sami, son capitaine, n’a pas fui ses responsabilités après le match. Un discours tranchant.

 

Interview

Joël, quel est votre sentiment après cette lourde défaite ? C’est malheureux car on avait fait une bonne première période. Et puis, après la pause, on n’a plus joué de la même manière. On a gardé le ballon mais on n’a pas joué assez vertical, et on n’a pas mis Clermont en danger. Et eux, sur une action avec de la réussite, ils marquent. Nous, ça ne nous arrive jamais. À chaque fois, toutes nos erreurs, on les paye cash.

On a l’impression que vous avez progressivement perdu le fil de cette rencontreæOui un peu. On était bien, on respectait les consignes du coach en jouant dans leur dos. Et je ne sais pas pourquoi, on a changé en plein match. Il faut dire les choses : ce n’est pas normal.

Comment expliquez-vous la différence au niveau de l’état d’esprit entre l’équipe qui est revenue au score contre Reims et celle qui a baissé les bras quatre jours plus tard ? Je ne suis pas trop d’accord car sur la première demi-heure, le match, on peut le gagner. Après, les choses qui nous permettaient de faire mal à l’adversaire, on les a moins bien faites. On s’est fatigué à faire du jeu à l’intérieur, alors qu’à l’extérieur, je suis désolé, mais il faut faire du jeu direct. On n’a pas respecté les consignes et on s’est compliqué la vie. À l’arrivée, on perd 3-0. C’est lourd. Juste avant de partir en vacances, ça fait mal au crâne.

Physiquement, avez-vous ressenti les efforts effectués contre Reims alors que Clermont avait trois jours de plus de récupération ? Non, je ne pense pas. C’est surtout le but que l’on prend qui nous fait mal. On était cohérent dans ce qu’on faisait jusqu’au but. Quand on arrive à mettre en difficulté l’adversaire en respectant notre plan tactique, pourquoi s’arrêter ? Après, on joue moins bien, on fait moins les efforts, on ne fait plus les courses, on laisse partir. Il faut que l’on soit beaucoup plus rigoureux sur ça. Il y a vraiment trop de manquements à ce niveau.

Quinze points à mi-parcours : cela va vous obliger à cravacher sur la phase retour pour aller chercher le maintien… Le nombre de points ne me fait pas peur. Ce qu’il faut surtout, c’est un changement de mentalité sur certaines choses. On a tous envie de se maintenir, c’est vrai. Mais on ne tire pas tous dans la même direction, ensemble. Il faut tous que l’on fasse les efforts au même moment, que l’on soit tous dans le même état d’esprit. Et ça, il faut le faire très rapidement.

« On n’a pas respecté les consignes et on s’est compliqué la vie »

Votre marge de manœuvre est néanmoins très réduite… Mais ça, ce n’est pas grave. Au départ, on savait que l’on aurait un championnat difficile. Il l’est devenu encore plus car on n’est pas arrivé à gagner les matches où l’on a été bon. C’est un constat. Mais bon, voilà, on est tous là. Je ne pense pas qu’il y aura beaucoup d changements dans l’effectif. Alors, il faut vraiment se mettre le cul par terre et surtout faire les choses, faire les efforts tous ensemble. Si c’est le cas, on va se surpasser et les points, on va aller les chercher.

Patrick Paumier

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