Fumu Tamuzo : « Pas du tout la même attente en professionnel »

L’AJ Auxerre a conclu son année civile par un match nul 1-1 contre le Valenciennes FC lors de la 19ème journée de Ligue 2. Auteur de son tout premier but en professionnel vendredi, François-Xavier Fumu Tamuzo, l’attaquant auxerrois, s’est confié sur MaLigue2.

MaLigue2 : Vous êtes formé à l’AJA et avez découvert la Ligue 2 il y a 3 saisons. Depuis, vous comptez 22 apparitions pour 10 titularisations dont 3 lors des 4 dernières journées, cela augure d’un changement ?

François-Xavier Fumu Tamuzo : C’est une grande satisfaction, surtout qu’on est dans une période compliquée. Ca fait du bien de voir que le travail paye. L’AJA est réputé pour être un club qui lance des jeunes, on sait tous qu’on aura la possibilité d’avoir un peu de temps de jeu, qu’il faut ensuite convertir en bonnes prestations. A Tours, on a connu un match difficile puis j’ai pu délivrer deux passes décisives en Coupe et à Troyes, avant ce but contre Valenciennes. C’est une bonne progression mais il ne faut pas s’arrêter là. L’idéal est d’enchaîner les matchs le plus régulièrement possible.

A quel endroit vous sentez-vous le plus à l’aise sur le terrain ?

Je me sens mieux sur le côté droit. Je suis un joueur qui aime bien bouger, dézoner en allant dans l’axe, à gauche. Cédric Daury me demande pour l’instant de rester à mon poste pour faire mon travail offensif et perfectionner mon travail défensif. On fera étape par étape.

N’est-ce pas plus difficile pour un joueur offensif de trouver du temps de jeu en Ligue 2 ? Il faut être décisif plus rapidement qu’à d’autres postes…

C’est vrai qu’on a cette petite pression, mais elle est positive et donne envie de se donner à fond. C’est une motivation de côtoyer des joueurs expérimentés, que ce soit offensivement ou défensivement. En terme de maturité, de prise de risques, les joueurs expérimentés nous apprennent beaucoup.

« Je suis particulièrement admiratif de Djibril Cissé »

Malgré les excellents résultats de l’AJA en équipes de jeunes, il est difficile de s’imposer en Ligue 2. La marche est-elle trop importante ?

L’attente n’est pas du tout la même, on attend beaucoup plus en professionnel. Ce qui n’est pas forcément le cas en centre de formation. C’est ensuite une adaptation qui peut faire varier selon les joueurs. Cette pression qui peut être bien vécue chez certains peut l’être moins chez d’autres, avec le temps on apprend à la gérer.

N’est-ce pas d’autant plus difficile dans une équipe en difficulté au classement, qui doit impérativement prendre des points à chaque rencontre ?

La pression est un peu plus forte, mais nous avons le coach, le staff, pour calmer les choses. Malgré les jeunes, on a un très bon effectif de Ligue 2 avec des Mathis, Tacalfred, Touzghar, Courtet, Obraniak ou Boucher qui nous encadrent. Chacun peut puiser de l’expérience auprès de ses partenaires en poste, ça nous aide.

En parlant d’anciens, voir un joueur comme Djibril Cissé à l’entraînement doit être assez spécial ?

Je suis particulièrement admiratif de la personne qu’il est, après les blessures qu’il a connu ; savoir garder ce sang-froid et cette humilité me laisse admiratif. Au niveau des entraînements, c’est un grand plaisir de le côtoyer.

Pour conclure, quels sont vos objectifs personnels pour l’année prochaine ?

Tout ce qui m’importe est le maintien du club. J’ai connu des périodes compliquées, mais ça s’est toujours bien passé, notamment quand je suis redescendu en CFA. Je n’ai jamais lâché, je savais que le travail paierait tôt ou tard.

Crédit photo de Une : Mike Guib

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