Des révélations sur la carrière de « Jean Mukul » Kasongo dit « Korando »!

Kasongo avait été l’une des révélations de la CAN 98. Il avait été la vedette de la sélection du Congo démocratique qui rappelait par son football chatoyant les sélections zaïroises des années 70 du temps de Mobutu.

Il avait d’ailleurs inscrit un but lors du passionnant match de classement si prolifique (4-4) contre le Burkina Faso. De petite taille (1,70 m), Kasongo avait fait forte impression par ses crochets, ses dribbles et surtout sa pointe de vitesse balle au pied. Mais, « Korando », comme le surnommait les Kinois, était tout aussi capable du pire: retour sur une carrière riche en rebondissements.

Découvert dans un petit club, l’Union Bilombe, à l’âge de 16 ans, « Jean » (son nom de baptême) comme l’appellent ses proches, avait été ensuite recruté par la grande équipe kinoise, Vita Club. Il tente ensuite l’aventure professionnelle en Turquie d’abord, puis en Corée du Sud en 1997. En 1998, il retrouve l’Afrique et la Tunisie en signant au club sportif Sfaxien avec lequel il remporte la Coupe de la CAF. Kasongo est un élément-clé du succès des Tunisiens.

Un bon moyen pour lui de se faire valoir auprès des agents qui l’ont à l’œil. Cette saison, le Congolais évolue dans le championnat d’élite d’Allemagne à Wolfsburg, dans une équipe qui ne joue pas les premiers rôles mais où il peut faire son trou. Car le jeune Congolais (25 ans) a un bel avenir devant lui, de l’avis de nombreux spécialistes.

La CAN 2000 est loin de valoir pour les  » Simbas  » celle du Burkina et « Jean », comme ses co-équipiers, n’a pas été très saignant. Il impute la responsabilité de sa faible performance à un manque de préparation. Les Congolais se sont pour la plupart retrouvés directement au Ghana pour disputer la compétition. Certains joueurs sollicités n’ont pas répondu à la convocation. Il semble que ceux qui sont en Belgique ont préféré chercher des titres de séjour à une période où l’on en délivrait, plutôt que de venir disputer une compétition en Afrique. Enfin, comme les autres  » Simbas « , Kasongo n’a pas dû apprécier de bénéficier d’une prime de seulement 2000 dollars pour venir participer à la CAN. La suite de la compétition en dira long sur cet épisode.

Fin de carrière catastrophique

En 2014, Kasongo est placé sous l’autorité de la Direction des frontières et des étrangers relevant du ministère de l’Intérieur  de la Tunisie et ce après avoir été retrouvé dans un état déplorable dans les rues de Tunis. Il sera livré aux autorités congolaises.

Kasongo n’aura finalement pas bénéficier, du moins financièrement, de son incroyable talent.

Ci-dessous, sa dernière interview avec un média congolais en ligne.

 

 

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