Constant Omari s’oppose au départ de Florent Ibenge

Le président de la FECOFA ne veut pas voir les sélectionneur des Léopards s'en aller.

Florent Ibenge a annoncé qu’il n’allait pas renouveler son contrat qui prend fin en décembre 2018. Mais, Constant Omari, le résident de la Fédération congolaise de football association (FECOFA)  entend convaincre son entraineur, touché par les critiques après l’élimination des Léopards à la CAN 2017, de continuer l’aventure.

L’annonce a surpris même ses employeurs. Florent Ibenge, sélectionneur de la RDC a affirmé mercredi 8 mars qu’il n’allait pas rempiler à la tête de l’équipe nationale au terme de son contrat en décembre 2018. « J’ai un contrat. Mais je ne le renouvèlerai pas, a déclaré Ibenge à BBC Afrique. Je vous informe également que je ne dirigerai pas les Léopards pour les éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations (Chan). Je l’ai déjà annoncé à mes dirigeants».

Mais du côté de la Fédération congolaise de football association (Fecofa), on semble aussi surpris de l’annonce que la plupart des supporters congolais. « La dernière conversation que j’ai eu avec Ibenge, c’était après la CAN, soutient Constant Omari, président de la Fecofa, joint par RFI. Je lui ai dit personnellement que je lui renouvelais ma confiance. Il n’y avait pas de nuage entre lui et la Fédération», assure le président, actuellement en Zambie pour suivre la CAN junior.

« Pas de plan B »

Aucun nuage certes, mais Ibenge semble avoir été touché par les critiques au lendemain de l’élimination de la RDC en quarts de finale de la Can 2017 par le Ghana (2-1). « Lorsque j’étais nommé en 2014, j’ai réuni tous mes collaborateurs, mon staff, pour leur dire que nous ne sommes pas là éternellement et qu’on ne va rien nous pardonner parce que nous sommes un staff local. C’est ce qui arrive. Cette poussée médiatique assez surréaliste depuis notre élimination. Les gens oublient qu’on a fait une année 2016 sans défaite. Mais on perd un match, les gens réagissent comme si c’était une catastrophe mondiale ».

Pour Omari, ces critiques « émanent principalement du secrétaire général du ministère des Sports, (Ndlr : Barthelemy Okito), qui s’est permis de faire beaucoup de déclarations dans la presse. Des déclarations qui ont froissé Ibenge, qui m’ont froissé aussi. » Le secrétaire général du ministère des Sports, présent au Gabon avec les Léopards, avait notamment déclaré, après l’élimination de la RDC, qu’il fallait «prendre des mesures correctives » et qu’il y avait eu « des petites erreurs au niveau du coaching ».
Aujourd’hui, le président de la Fédération espère convaincre son sélectionneur de poursuivre l’aventure avec les Léopards encore quelques années. « Il a abattu et continue d’abattre un énorme travail. J’espère trouver un compromis avec lui », confie Omari qui sera de retour à Kinshasa « le 17 mars prochain ». En attendant, il ne veut pas entendre parler de « plan B » ni pour le Chan, ni pour les autres échéances qui attendent la RDC ; éliminatoires Mondial 2018 et CAN 2019.

Florent Ibenge, nommé à la tête des Léopards en août 2014, est l’un des rares sélectionneurs locaux à briller en Afrique. Il a conduit l’équipe du Congo à la 3e place de la CAN 2015 et en quarts de finale de celle de 2017, après avoir gagné le Chan 2016. Parallèlement entraîneur du club kinois, AS Vita Club, l’ancien international a gagné le championnat local et la Super Coupe en 2015 et atteint la finale de la Ligue des champions de la CAF en 2014.

Avec RFI

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  • Le recrutement est bon mais le classement lui semble être compliqué, il le fait par sentiments tout en oubliant que dans le monde du football on a pas droit aux aventures, et s’il faut dire la vérité, c’est sont nos joueurs qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui dans l’équipe car ils ont des talents .un entraîneur sans système de jeux. Pour moi son niveau c’est les pour les léopards locaux et non les internationaux.