L’histoire de ce Congolais insulté par les suisses pour avoir choisi de jouer pour la RDC

Une histoire touchante, un amour inconditionnel pour le maillot de la République démocratique du Congo. Chadrac Akolo est à la fois un patriote congolais et un homme détesté par son pays hôte, la Suisse.

Il a 22 ans. Il est arrivé en Suisse avec le statut de réfugié et a vécu durant plusieurs mois dans un centre de demandeurs d’asile de Bex (canton de Vaud). Il a été repéré alors qu’il évoluait dans l’équipe de jeunes de Bex et a intégré les U18 du FC Sion. Chadrac Akolo finit par inscrire 15 buts en 34 matches dans le championnat suisse la saison passée.

Son grand talent tape à l’oeil de recruteurs du VfB Stuttgart, qui a annoncé ce dimanche la signature du jeune ailier congolais pour quatre saisons. Néanmoins, sous cette réussite, il y a des frustrations. De la  colère. Celle des Suisses. Non contents d’apprendre que le jeune a finalement décidé de porter le maillot des Léopards, qui, visiblement, lui tienne dans la peau.

Sur le site Lesobservateurs.ch, les journalistes helvétiques s’adonnent à coeur joie dans une série de déclarations pleines d’amertume et de la rancoeur, à la limite du racisme, contre le jeune congolais. « Voici les remerciements de ce réfugié arrivé à 14 ans, nourri, hébergé, soigné, formé en Suisse alors que son pays ne lui aurait jamais offert une chance pareille. Il fuit son pays mais c’est celui-ci qu’il va remercier et non la Suisse« , peut-on malheureusement lire à l’introduction de cet article publié le 6 juillet.

Les suisses aux abois

Nos confrères suisses ne s’arrêtent pourtant pas là: « A noter que sa volonté d’acquérir notre passeport n’était évidemment pas un signe d’amour pour notre pays au vu de la tournure des événements. Simplement un intérêt personnel comme c’est le cas pour de nombreux naturalisés« , corsent-ils, sans doute amers et désemparés.

Et le racisme n’est pas du tout loin. « Il est d’ailleurs dommage que le FC Sion forme ainsi un Africain ingrat en lieu et place d’un Suisse ou d’un autochtone respectueux de notre pays« , ajoute-t-on, sous des commentaires des suisses tous aussi revanchards que pitoyables.

Le fait est que, pour la première, un jeun africain décide d’honorer son pays, qu’il porte dans le coeur. Contrairement Johan Djourou, Gelson Fernandes, Djibril SowAdmir Mehmedi Breel EmboloDenis Zakaria, François Moubandje,  Ricardo Rodríguez, ou encore Edimilson Fernandes qu’ils ont réussi à arracher à leurs nations respectives.

Contrairement à eux, Chadrac Akolo, qui allait obtenir la  naturalisation rapide, initialement prévue pour trois ans, mais souvent réduite exceptionnellement à un an, pour des athlètes africains, n’a pas pu se séparer de son amour pour les Léopards. N’en déplaisent aux suisses, le jeune homme est à la disposition de Florent Ibenge à présent. Bonne nouvelle: il pose finalement ses valises en Allemagne, loin de toute rancoeur.

Le Fondé.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter