samedi, mars 6, 2021

Constant Omari a rendu visite à Yannick Bolasie

La surprise de l’ailier congolais était totale. Il ne croyait pas à ses yeux de voir Omari franchir la porte de son appartement. Il sait bien que son président traverse une période difficile. Normal que le joueur d’Everton chavire de bonheur de voir celui qu’il considère comme son père venir l’assister dans un moment difficile bien que frappé par un deuil. Ému, Bolasie a tout simplement dit  » Merci ». Le grand coeur d’Omari. Au-delà de ses problèmes familiaux, il peut se surpasser, parcourir des kilomètres pour venir au chevet de ses athlètes.

« J’ai toujours dit que l’équipe nationale est au-dessus de toutes mes considérations familiales bien que la famille soit la cellule de base « , a expliqué le patron du football congolais. Selon lui, cette visite était nécessaire parce qu’elle constitue, au-delà du cas Bolasie, le meilleur témoignage de compassion de dirigeants aux joueurs surtout aux bi nationaux.

A la fédération, Constant Omari a imprimé une politique de « rapprocher, d’échanger ou mieux de dialoguer » avec les joueurs afin de raffermir davantage les liens. Dans le malheur comme dans le bonheur, le président est toujours présent. « Il assiste, il conseille et nous oriente », affirmait Mulumbu après sa longue période d’inactivité liée aussi à une blessure. Et cet environnement a créé aujourd’hui une véritable émulation.

« Que de joueurs binationaux répondent facilement aujourd’hui à l’appel de la sélection, c’est parce qu’au départ, il y a eu un grand travail abattu par la fédération. Maintenant, toute la nation savoure les résultats des Léopards », insiste un analyste sportif. Au moindre appel, ils sont prêts à défendre le drapeau national. Omari a su convaincre, par son discours avec le concours d’Ibenge et les autres congolais de la diaspora, de nombreux jeunes congolais residant en Europe à jouer pour l’équipe nationale de la RDC. Autre temps, autre méthode.

Avant, les joueurs blessés se sentaient abandonnés mais avec le président Omari, les choses ont changé, a assuré Luvumbu. Et donc, Le président de la Fecofa ne pouvait pas rester insensible face à la blessure de Bolaise. D’Atlanta aux États-Unis, il est passé directement par l’Angleterre. Avec lui, Djeff Mbuyi, le kinésithérapeute de l’équipe nationale. Le techno-médical était chargé de conseiller Bolasie et l’orienter dans le choix du spécialiste. A la presse, la patron du football congolais a rappelé que l’attaquant d’Everton est parmi les joueurs qui portent le costume de leader de l’équipe nationale du Congo- Kinshasa.

« Nous avons l’obligation de l’encadrer, de l’assister et de lui apporter tout notre soutien », souligne Omari. Le feu follet congolais n’a pas oublié qu’en marquant son deuxième but victorieux face à la Guinée, il voulait faire un clin d’oeil ou mieux adresser un message de compassion à son président. Bolasie l’avait dit à ses coéquipiers : la victoire, on la dédie au président Constant Omari. Les premiers examens ont démontré que les ligaments n’étaient pas gravement touchés. Il s’agirait peut-être des croisées antérieures. Et pour cela, l’international congolais a rendez-vous ce mercredi avec un docteur spécialisé du domaine.

Alphonse Muderhwa

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